Le coup d’envoi du séminaire de renforcement des capacités des Secrétaires généraux des ministères a été donné ce jeudi 2 juillet 2026 à Maferinya (Forécariah). Axée sur la modernisation et l’intégration de l’intelligence artificielle, cette rencontre de trois jours vise à transformer la gouvernance publique guinéenne.
C’est une étape cruciale pour la modernisation de l’État guinéen. Le Ministre Secrétaire général du Gouvernement, Tamba Benoît Kamano, a procédé ce jeudi 2 juillet 2026 à Maferinya (Forécariah), à l’ouverture officielle du séminaire de renforcement des capacités destiné aux Secrétaires généraux des départements ministériels. Placé sous le thème : « Le pilotage responsable, efficace et performant de l’action publique », ce rendez-vous de haut niveau se déroulera jusqu’au samedi 4 juillet.
L’objectif affiché est clair : outiller la haute administration pour optimiser la coordination gouvernementale, fluidifier la performance administrative et mieux accompagner les réformes structurelles en cours. Au cœur des débats de ce séminaire, une nouveauté de taille : les défis et opportunités de l’intelligence artificielle (IA) dans le secteur public.
Dans son discours d’orientation, le ministre Tamba Benoît Kamano a rappelé que cette initiative s’inscrit en droite ligne avec la vision de modernisation portée par le Président de la République, chef de l’état, monsieur Mamadi Doumbouya.

« Après la formation des conseillers juridiques, nous avons jugé nécessaire que vous, qui êtes au cœur de la continuité de l’action publique, soyez également dans un cadre d’échange et de partage », a-t-il déclaré, avant de remercier chaleureusement le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), partenaire stratégique de l’événement, ainsi que les experts mobilisés.
Pour le Ministre Secrétaire général, les Secrétaires généraux occupent une place stratégique dans la coordination et le pilotage de l’action gouvernementale, particulièrement à l’ère de la budgétisation axée sur les résultats et de la digitalisation. « Notre ambition est qu’à l’issue de cette formation, chacun renforce davantage sa posture de manager public (…) et contribue plus efficacement à la prise de décision politique », a-t-il insisté, appelant de ses vœux la création d’un cadre permanent d’échanges entre ces hauts cadres.
Invité à prendre la parole, Anthony Ohemeng-Boamah, représentant-résident du PNUD en Guinée, a mis en avant l’urgence d’intégrer les nouvelles technologies avec discernement.

« L’intelligence artificielle n’est plus à nos portes. Elle est déjà présente dans nos administrations, nos économies (…). Elle peut devenir un formidable levier de modernisation, mais si elle est mal comprise, elle peut aussi accentuer les inégalités et fragiliser la confiance publique. C’est pourquoi l’État doit non seulement utiliser l’IA, mais surtout apprendre à la gouverner », a prévenu le diplomate onusien.
Selon lui, cette révolution ne doit en aucun cas se substituer à l’intelligence de l’humain, mais plutôt « éclairer et renforcer » le jugement des décideurs pour une administration plus transparente.
La dimension pratique et interactive de ce séminaire a été particulièrement soulignée par Lucie Finda Aïssatou Leno, Directrice nationale de la Gestion des hauts cadres de l’État. Elle a invité les participants à s’approprier une méthode de travail participative.

« Ce séminaire repose sur une approche qui fait de chacun de vous à la fois un apprenant et un formateur. C’est un véritable espace de dialogue entre pairs et de mutualisation des expériences », a-t-elle expliqué.
Durant ces trois jours intenses, les participants plancheront sur plusieurs modules essentiels : gouvernance publique, management, transition numérique, et pilotage de la performance. Des outils modernes indispensables pour faire de l’administration guinéenne une machine plus agile, innovante et résolument tournée vers l’avenir.
Aboubacar M’mah Camara









