Radiation de l’Imam Yaya, que risque l’Imam s’il violait l’interdiction? Voici la réponse d’un avocat

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A travers un communiqué, le secrétariat des affaires religieuses a radié l’Imam Yaya Camara et l’interdit de parler au nom de l’islam sur toute l’étendue du territoire pour faute lourde. Après cette décision administrative, l’on serait tenté de savoir les risques encourus par l’imam en cas de violation de cette interdiction. Voici la réponse de maitre Mohamed Traoré sur la question
« En attendant l’indication par le Secrétariat Général aux Affaires religieuses de « la faute lourde » reprochée à l’imam Yaya Camara, on peut bien s’interroger sur ce qu’il risque s’il violait l’interdiction qui lui est faite de « parler publiquement au nom de l’islam » pour reprendre l’expression utilisée dans la décision de radiation prise à son encontre. Il faut rappeler que la  » faute lourde » est une qualification donnée aux faits qu’il est supposé avoir commis ou aux propos qu’ils auraient tenus et qui seraient une faute. Les faits ou propos eux-mêmes ne sont pas indiqués dans la décision qui le vise.
Pour avoir une idée de ce que risque l’imam Yaya Camara, il faut se rappeler un peu le cas de l’imam Nanfo Ismaël Diaby. Celui-ci avait fait l’objet d’une mesure similaire prise contre l’imam Yaya Camara.
Pour avoir violé cette interdiction, Monsieur Diaby a été arrêté, jugé et condamné pour trouble à l’ordre public notamment. Il avait été relaxé en appel, le juge d’appel n’ayant retenu contre lui que la violation d’un acte réglementaire c’est-à-dire une contravention passible de 50.000 francs d’amende.
Voilà tout ce qui pourrait arriver à l’imam Yaya Camara s’il refusait de se soumettre à l’interdiction de « parler publiquement au nom de l’islam
 » Me Mohamed Traoré



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