« La Guinée a besoin d’un homme nouveau pour sortir de l’ornière ». Voilà un des discours qu’on entend depuis quelques jours.

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 Mais que faut-il entendre par « homme nouveau ». Aucune définition n’est proposée par ceux qui tiennent cette déclaration.

« L’homme nouveau » serait-il une jeune femme ou un jeune homme ? Serait-ce un homme ou une femme qui n’a jamais été ni de près ni de loin mêlé à la gestion des affaires publiques ?

Encore une fois, la jeunesse n’est pas un gage d’honnêteté ou de vertu encore moins de compétence.

Et en ce qui concerne  » l’homme nouveau » au sens de cette personne qui n’a jamais été associé à la gestion du pays et qui est censée avoir  » les mains propres », il faut dire que M. Alpha Condé était en 2010, un homme tout à fait nouveau par rapport à d’autres candidats qui étaient presque tous issus des régimes précédents. Il n’avait jamais exercé une quelconque fonction publique de 1958 à 1993. Il a été élu député sous le régime de Conté mais n’a siégé au parlement que très rarement. Il avait la réputation de celui qui ne s’était jamais compromis avec les régimes antérieurs qui l’avaient tous fait condamner d’ailleurs. Cette réputation lui a valu la confiance d’une bonne frange de la population guinéenne. C’est peut-être l’une des clefs de son élection en 2010 à la tête du pays.

La gouvernance de cet  » homme nouveau » a-t-elle été vertueuse ? Hormis les réalisations qu’ils a faites sur le plan de l’électrification de la capitale, peut-on dire que sa gouvernance a apporté plus de bonheur aux citoyens de ce pays ?

Les propos qu’on entend depuis sa chute en disent long sur l’immense déception de la majorité des populations. À force de faire la promotion d’un  » homme nouveau » au point de le porter à la haute fonction de président de la République, on s’est retrouvé avec un novice dans la gestion des affaires publiques. Les conséquences, on les connait aujourd’hui : centralisation à outrance de la gestion, déficit ou absence totale de confiance vis-à-vis des  collaborateurs y compris les plus proches, tâtonnements, l’amateurisme etc.

En écoutant certains, on se rend compte qu’ils ont tout simplement une sorte de fixation sur certains hommes politiques guinéens qu’ils ne veulent pas du tout voir à la tête de la Guinée. Et tous les prétextes sont bons à leurs yeux pour disqualifier ces derniers.



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