Tribune : « Sauver le devenir de la Guinée déjà effiloché », ou le véritable sens du pari d’un Ministre (Par Aboubakr Guilavogui).

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La Guinée est-elle à l’épreuve de son destin, pour souffrir aux mots des maux ? Je réponds non, La Guinée est plutôt à l’épreuve des bêtises de son ossature.

La Guinée, aime-t-on croire dans un exercice intellectuel paresseux ou dans la littérature politique redondante, ploierait sous le poids de ses dirigeants et de ses élites, qui ne seraient jamais en odeur de sainteté auprès des populations ; alors que depuis toujours, le pays souffre plutôt de ceux qui, nombreux, n’ont connu et appris que la haine gratuite, ceux qui sèment à tout vent la discorde et le confusionnisme dans leurs prêches et prises de positions qui, lugubrement, sonnent comme les cloches annonciatrices d’un holocauste politique et social.

Après avoir longtemps observé la lapalissade exécrable qui ronge le secteur le plus crucial et omis de notre pays, « l’éducation », il est grand temps pour moi de vous livrer dans une gymnastique cognitive d’une rare subtilité, un seum hors du commun, l’idée que la Guinée est une nation qui a rompu avec son avenir depuis très longtemps ! L’attitude de certains guinéens nous confirme que les guinéens sont hostiles au changement et manquent de hauteur d’esprit.. le déroulement de ce baccalauréat est une preuve irréfragable pour démontrer ce qui semble être indémontrable d’où la bassesse de cette catégorie de guinéens qui ont pour ADN, la triche.
Comment comprendre, un tant soit peu, que des guinéens qui pleurent tant les années de retard de leur pays soient si prompt à jouer les moutons de panurge surtout dans l’un des secteurs clés pour parler d’un quelconque développement ? Comment élucider la banalisation flagrante d’un système déjà en chaos complet ? Comment élucider le laxisme qui fragmente les examens et concours publiques de notre pays ? Comment élucider l’inexplicable situation du système éducatif guinéen ? Comment cerner l’incernable ? Comment perforer les cassandres d’un système à l’hystérie des apparatchiks ? Comment reconvertir la mentalité de l’élève guinéen qui semble déjà être un pari impossible ? Comment admettre les railleries et quolibets de certains pieds nickelés à l’égard d’un ministre qui a signé un pacte avec sa propre conscience, celui de rompre avec les anciennes et exécrables pratiques du passé ? Comment élucider les faiblesses ataviques d’un tel système éducatif ?
Face à ces questions douloureuses qui pèsent lourdes sur ma conscience, il part de l’évidence praticienne aux hommes qui veulent défier un homme de conscience libre qui n’a point besoin de démontrer son chauvinisme déjà ancré pour le bonheur du devenir guinéen, le bonheur de l’élève guinéen qui demain sera fier de se taper la poitrine d’être un intellectuel aguerri, qui a reçu une formation au dessus des attentes, qui n’a pas connu la culture de la tricherie qui n’a pas folâtré son avenir par des pratiques qui n’augurent point l’éducation de notre pays.
« L’art le plus difficile n’est pas de choisir les hommes mais de donner aux hommes qu’on a choisis toute la valeur qu’ils peuvent avoir pour atteindre le mystère permis ». Napoléon Bonaparte.
En se lançant dans cette bataille de rompre avec le passé à l’aube des examens nationaux, qui porte sa marque personnelle, le ministre Bano Barry où l’homme qui a voulu en découdre avec la corruption qui paralyse l’environnement éducatif, n’a aucunement manifesté la prétention de refaire le système éducatif ou d’être un nouveau prophète, mais d’opérer une reconversion des mentalités afin que chacun comprenne qu’une organisation normale des examens sans corruption est possible et est en marche, que l’élève guinéen émerge des ruines des nombreuses occasions manquées pour son devenir.
Ce ne sont pas les caricatures faciles et les actions chroniques de torpillage des vents contraires à la République des ringards et à une société de l’immobilisme qui vont freiner ou décourager un Homme qui a décidé de répondre aux attentes languissantes d’un système qui peine à s’illustrer dans un monde de la concurrence et de l’expertise, et prend date avec l’histoire du secteur éducatif de la Guinée.
Le ton et la tonalité d’un processus de transformation du secteur éducatif et des élèves guinéens au grand dam de ceux qui voudraient croire que la corruption est un alibi pour la Guinée et que le l’élève guinéen est incapable du meilleur, sont donnés et rencontrent un écho favorable dans un pays où le temps s’arrête trop souvent, le progrès piétine toujours.
L’épreuve, le pari peuvent paraître impossible, mais comme une revolution paraît toujours impossible à faire et comme maintenant dans la logique de changer l’ordre des valeurs du « système éducatif », donner lieu à des railleries et quolibets, mais, à la fin, arrive la victoire pour montrer combien de fois le jugement fut injuste et l’analyse hâtive et sommaire.
Le Ministre Bano peut autant de fois que cela est possible répéter avec moi, que l’histoire retiendra qu’il a été un homme qui a vraiment voulu rompre avec la corruption qui frappe de plein fouet les examens nationaux, mais la médiocrité majoritaire la empêché et comme quoi son nom restera dans les annales de l’histoire.
D’ailleurs point surprenant, dans un pays où on ne croit plus à rien et les critiques sont devenues faciles, les initiatives et les idées qui défient les habitudes et les certitudes acquises ont du mal à passer et prospérer, les hommes de courage et de conviction sont brocardés avant d’être réhabilités par le temps et l’histoire aussi longtemps qu’il faudra.
Bano n’a pas besoin d’apprendre aux élèves guinéens, que « Pour la destruction d’une nation on a point besoin de missiles ou de bombes atomiques mais juste de piétiner son éducation » malheureusement la Guinée est dans cette optique prégnante de faire et refaire son avenir dans la dynamique et dynamite du déjà « perdue pour ne rien attendre après » !
Réveillons, nous concitoyens conscients pour sauver le devenir de la Guinée déjà effiloché ! Levons nous pour rompre avec la corruption et le laxisme avérés si non la Guinée aura tort pour toujours et continuera à pleurer tant ses années de retard !
La faute ne doit nullement être imputée aux gouvernants qui ne se soucient point, encore moins au ministre Bano, mais plutôt à l’élève guinéen et à certains enseignants braves certes, mais qui trahissent la nation en bafouant le principe de la probité morale face à l’argent et les candidats…..
Jusqu’où iront, la Guinée et les guinéens dans leurs propres supplices cruels !
Sauver le système ou périr tous, tel semble être le principe, maintenant à chacun son examen de conscience !
En attendant, bonne chance aux candidats meilleurs et bon courage au ministre Bano….
Aboubakr Guilavogui, citoyen guinéen, leader du mouvement de la palingénésie de l’ancien gouvernement panafricain en exil (la FEANF).



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