Malgré tout, dix bonnes nouvelles à retenir pour 2020

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Certes, l’année 2020 restera comme une année sombre dans les mémoires. Mais au milieu du chaos semé par la pandémie de Covid-19, quelques bonnes nouvelles méritent tout de même qu’on les passe en revue. 

2020, annus horribilis ? L’année qui s’achève a été jalonnée par une actualité particulièrement mouvementée en raison de la pandémie de coronavirus et la crise économique qu’elle a engendrée. Mais à bien y regarder, il y a tout de même quelques raisons – liées ou non à l’épidémie – de se réconcilier avec 2020. 

1 – Des vaccins trouvés contre le Covid-19

La crise sanitaire, qui a touché la terre entière, a aussitôt déclenché une course internationale pour trouver un vaccin. Cette compétition inédite, nécessitant des coopérations internationales, a permis d’aboutir à de précieux sérums qui ont pu être injectés sur les individus les plus fragiles dès la fin de l’année au Royaume-Uni, aux États-Unis ou encore en Russie. Jamais un vaccin n’avait été trouvé aussi rapidement.  

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la recherche déployée pour découvrir les vaccins a également permis de développer les thérapies à base d’ARN messager (ARNm) synthétique. Cette technique, en développement depuis les années 1970, pourrait être utilisée pour lutter contre certaines formes de cancers.

Dans son dernier point daté du 10 décembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recensé 52 « candidats vaccins » en phase d’essais cliniques sur l’homme à travers le monde. Une bataille inédite dans le monde.

2 – Une meilleure qualité de l’air

En 2020, l’humanité à mieux respiré. L’arrêt ou le ralentissement d’une partie de l’activité économique, lié à la crise sanitaire, a permis de réduire la pollution atmosphérique dans plusieurs pays. Dès le mois de février, les images satellite de la Nasa ont démontré que la concentration de dioxyde d’azote (NO2), produit principalement par les véhicules et les centrales thermiques, avait baissé drastiquement dans la ville chinoise de Wuhan, épicentre de l’épidémie du Covid-19. 

Dans son rapport annuel, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), révèle que la réduction des déplacements, de l’activité industrielle et de la production d’électricité devrait aboutir à une réduction de 7 % des émissions en 2020. Une bonne nouvelle à nuancer, car cette réduction n’a entraîné qu’une baisse de 0,01°C de la température d’ici 2050.

3 – L’irrésistible ascension du vélo en France et en Europe 

Bon pour la santé, bon pour la planète, 2020 est incontestablement l’année du vélo. En 2019, près de 4 actifs urbains sur 10 déclaraient se rendre au travail à vélo. Une tendance qui s’est nettement accélérée cette année en France. Entre les grèves contre la réforme des retraites du début de l’année et l’épidémie de Covid-19, nombre d’habitants des grandes villes ont choisi de se mettre aux deux roues pour leurs déplacements de proximité et se rendre au bureau. En 2020, le nombre de cyclistes a ainsi augmenté de plus de 200 % sur certains axes dans les grandes villes de France, selon Strava, une application réservée aux piétons et cyclistes.

Cette tendance concerne d’ailleurs toute l’Europe. Aux Pays-Bas, déjà en pointe dans le domaine, les ventes de vélos ont explosé au point que l’on a comparé les achats de vélos aux ventes effrénées de papiers toilette. En Belgique, l’utilisation de vélos a augmenté de 69 %, d’après les statistiques de Google Maps. À Londres, la pratique du deux roues a pris une telle ampleur que le maire de la ville a promis de quadrupler le nombre des pistes cyclables dans la capitale.

Des cyclistes pédalant sur une piste cyclable dans le centre de Londres le 16 mai 2020, à la suite d’un assouplissement des règles de confinement, en Angleterre.

Des cyclistes pédalant sur une piste cyclable dans le centre de Londres le 16 mai 2020, à la suite d’un assouplissement des règles de confinement, en Angleterre. © Justin Tallis, AFP

4 – La polio officiellement éradiquée du continent africain

Au milieu des annonces liées au coronavirus, la bataille livrée contre la poliomyélite a été gagnée en Afrique. Dans l’indifférence presque générale, l’OMS a  officiellement annoncé le 25 août l’éradication du virus sauvage. « L’une des plus grandes réalisations de santé publique de notre temps », avait déclaré le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Une bonne nouvelle à nuancer car 200 cas de paralysie ont aussi été recensés en Afrique, dont 13 au Soudan. Selon l’article du Monde du 1er septembre 2020, ces cas seraient liés à des souches de virus issus des vaccins oraux.

Sur cette photo, une militante pour la vaccination contre la polyo sourit. Le mardi 25 août 2020, les autorités sanitaires ont annoncé que le continent africain avait éradiqué le virus de son continent après des décennies d’efforts.

Sur cette photo, une militante pour la vaccination contre la polyo sourit. Le mardi 25 août 2020, les autorités sanitaires ont annoncé que le continent africain avait éradiqué le virus de son continent après des décennies d’efforts. © Sunday Alamba, AP

5 – Des otages libérés

De nombreux otages ont été libérés cette année. Les trois Français, Antoine Brochon, Julien Dittmar, Alexandre Goodarzy et l’Irakien Tariq Mattoka, tous membres de l’ONG française SOS Chrétiens d’Orient, kidnappés le 20 janvier dernier, sont sortis de leur geôle le 26 mars. Leurs ravisseurs restent inconnus mais l’hypothèse d’un kidnapping par une milice chiite proche du pouvoir irakien et de l’Iran a été évoquée. 

En Iran, Roland Marchal, chercheur spécialisé dans les conflits en Afrique sub-saharienne, a lui aussi été libéré, le 21 mars, à la suite d’un échange de prisonniers entre la France et la République islamique. Il était détenu en Iran depuis juin 2019 avec Fariba Adelkhah, chercheuse au Centre de recherches internationales (CERI-Sciences Po). L’anthropologue franco-iranienne a, elle, été libérée de prison à titre temporaire : elle reste à Téhéran avec sa famille sous le contrôle d’un bracelet électronique. 

La dernière otage française dans le monde, Sophie Pétronin, détenue depuis presque quatre ans est libérée le 8 octobre par les forces armées maliennes. À la tête d’une petite ONG venant en aide aux enfants, elle avait été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le nord du Mali. Elle a été libérée aux côtés du chef de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, ainsi que d’un religieux et d’un touriste

6 – Des espèces rares et en voie de disparition font leur grand retour

Aux quatre coins du globe, des signes encourageants concernant les animaux menacés d’extinction ont discrètement ponctué l’année 2020. En Asie, le pangolin, pointé du doigt dans l’épidémie de coronavirus, a été retiré de la pharmacopée de la médecine traditionnelle chinoise qui l’utilisait pour les vertus supposées de ses écailles. Une bonne nouvelle pour ces mammifères les plus braconnés au monde. On estime que 200 000 de ces animaux sont arrachés à la nature chaque année. Au cours des derniers mois, la Chine a plus généralement interdit la vente d’animaux sauvages pour la consommation alimentaire, invoquant le risque de maladies transmissibles à l’homme, mais ce commerce reste légal à des fins de recherche scientifique ou pour la médecine traditionnelle.

En Afrique, l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) a outre annoncé le 19 mars dernier que la population de rhinocéros noirs d’Afrique, une espèce en voie de disparition, se porte un peu mieux aujourd’hui qu’il y a huit ans. Leur nombre est ainsi passé de 4 845 en 2012 à 5 630 cette année.

Pour la première fois depuis janvier 2020, des biologistes en expédition sur l’île Kangourou, en Australie ont observé un spécimen à queue zébrée (Cercartetus lepidus) alors qu’ils pensaient l’espèce éteinte. Ce petit marsupial de 10 centimètres est le plus petit des possum pygmées connus. Plus incroyable, il a réussi à survivre aux gigantesques incendies qui ont ravagé l’Australie entre fin 2019 et début 2020. 

La France n’est pas en reste. Le bouquetin a signé son grand retour dans les Pyrénées françaises, dont il avait disparu il y a plus d’un siècle, le couronnement d’un projet franco-espagnol au long cours. Une nouvelle génération de 70 cabris a ainsi été recensée en 2020. 

Le pangolin pointé du doigt dans l’épidémie de coronavirus, a été retiré de la pharmacopée traditionnelle chinoise qui l’utilisait pour les vertus supposées de ses écailles.

Le pangolin pointé du doigt dans l’épidémie de coronavirus, a été retiré de la pharmacopée traditionnelle chinoise qui l’utilisait pour les vertus supposées de ses écailles. Reuters

7 – L’Égypte met fin aux promenades à dos d’animaux 

Encore de bonnes nouvelles pour les amis des bêtes. Après l’interdiction des balades à dos d’éléphant en 2019 sur le site d’Angkor, au Cambodge, l’Égypte a décidé, à son tour, de bannir les promenades à dos de chameau près des sites touristiques des Pyramides.

Toujours dans l’intérêt du bien-être animal, la présentation d’animaux sauvages dans les cirques itinérants va être « progressivement » interdite en France, ainsi que la reproduction et l’introduction de nouvelles orques et de dauphins dans les trois delphinariums de l’Hexagone a annoncé le 29 septembre, la ministre de la transition écologique, Barbara Pompili.

Des guides de chameaux se tenant près de leurs chameaux aux abords de la grande pyramide de Khéops (Khéops) dans la nécropole des pyramides de Gizeh, le 1er juillet 2020.

8 – Les footballeuses brésiliennes de la sélection nationale remportent le match de l’égalité salariale 

 » Reste que l’égalité salariale est loin d’être une réalité au sein des clubs et des sélections nationales, où l’écart de rémunération demeure abyssal. Pour changer la donne, de nombreuses footballeuses n’hésitent pas à attaquer en justice les fédérations.

9 – Une start-up française découvre une enzyme capable de recycler le plastique à l’infini

Cocorico ! L’entreprise française Carbios, basée près de Clermont-Ferrand, a mis au point cette année une technologie révolutionnaire qui va permettre de recycler l’un des plastiques les plus utilisés, le PET, qui représente plus de la moitié des plastiques utilisés dans le monde. Les chercheurs avaient annoncé, le 27 février 2019, la découverte dans la nature d’une enzyme, qu’ils ont modifiée en laboratoire avec l’aide de l’Insa Toulouse, l’Inrae et le CNRS, pour en faire une molécule championne de l’absorption de plastique.

Depuis, l’entreprise construit un démonstrateur industriel dans la banlieue de Lyon, capable de recycler 2 000 tonnes de PET, qui sera opérationnel en 2021. Dans deux ans, la start-up construira une énorme usine européenne d’une capacité de 100 000 tonnes par an, et une dizaine d’autres dans le monde avant 2030.

10 – Le confinement a ouvert de nouvelles formes de performances artistiques

Beaucoup d’artistes, privés de scènes par la crise sanitaire, se sont mis aux concerts virtuels à travers le monde. Les chanteurs français comme M, Keren Ann ou Christine and the Queens, ont ainsi régulièrement proposé des concerts gratuits à leur public. Une aubaine pour les fans les moins fortunés qui ont pu voir leurs artistes préférés dans leur salon. Sur la scène internationale, les poids lourds comme Metallica, Kylie Minogue ou encore Boy George ont, eux aussi, pu proposer de nouvelles performances via les réseaux sociaux et innover en vue de leurs prochaines apparitions scéniques. 

Avec France 24



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