Ligue des champions : face à l’Atalanta, le PSG veut poursuivre son rêve

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Le PSG ouvre mercredi le bal du « Final 8 », la phase finale au format inédit de la Ligue des champions, en affrontant l’Atalanta Bergame. Après avoir réussi à dépasser le stade maudit des huitièmes de finale, l’équipe de Neymar espère cette fois-ci enfin avancer dans la compétition.

Pour ses 50 ans, le Paris Saint-Germain a l’occasion de s’offrir le plus beau des cadeaux. Officiellement créé le 12 août 1970, le club de la capitale joue mercredi à Lisbonne un quart de finale de la Ligue des champions face aux Italiens de l’Atalanta Bergame.

Après avoir réussi à enfin passer le stade des huitièmes en s’imposant contre Dortmund en mars dernier, les hommes de Thomas Tuchel comptent bien poursuivre leur chemin et atteindre le dernier carré.

 « C’est un titre très important, pas seulement pour les joueurs mais pour le club. Pour les supporters, cela représenterait quelque chose d’incroyable ! Je suis venu à Paris pour cette aventure, pour cet objectif », a résumé auprès de l’AFP l’emblématique capitaine Thiago Silva, qui devrait quitter le club après cette ultime compétition.

Mais encore une fois, les astres semblent s’acharner. Après des semaines de confinement et une fin de saison avortée, les blessures s’enchaînent. Le coach allemand, lui-même victime d’une entorse à la cheville, va devoir se passer d’Angel Di Maria, suspendu, de Marco Verratti, blessé au mollet, et peut-être de Kylian Mbappé, touché à la cheville, qui garde cependant l’espoir de figurer sur le banc des remplaçants et de faire son entrée en cours de partie. « S’il fait un bon entraînement mardi soir et si rien n’arrive mercredi, il est dans l’équipe », a assuré Thomas Tuchel à la veille de la rencontre

Neymar enfin à son meilleur niveau ?

Dans ce match couperet, en raison du format réduit de la compétition pour cause de Covid-19, la star de l’équipe Neymar va enfin avoir la chance de briller et de hisser le PSG, qui l’a recruté contre la somme record de 222 millions d’euros en 2017, sur le toit de l’Europe.

Privé de phase finale ces deux dernières saisons sur blessures, le joueur le plus cher de l’histoire aborde enfin la phase finale de la Ligue des champions en pleine possession de ses moyens. « Ces trois années m’ont beaucoup enrichi, avait-il expliqué sur son site Internet, le 4 août. J’ai vécu des moments de joie et des moments compliqués, surtout lorsque j’étais incapable de jouer à cause de blessures. Avec l’aide de mes coéquipiers, j’ai pu les surmonter. »

Pour preuve, à 28 ans, il a été l’un des grands artisans de la première qualification en quarts du PSG depuis 2016, avec le but de l’espoir inscrit à l’aller contre Dortmund (défaite 2-1) et l’ouverture du score au retour (victoire 2-0). Et les mois de confinement qu’il a passés dans sa luxueuse villa de Rio de Janeiro depuis l’interruption des compétitions en mars n’ont pas brisé cet élan. Lors des deux finales de coupes nationales fin juillet, où il a notamment marqué le but de la victoire contre Saint-Étienne (1-0), il s’est encore une fois montré à son meilleur niveau.  

« J’ai le sentiment qu’il peut devenir le numéro 1 dans le monde, qu’il peut gagner ce Ballon d’Or quand il veut », estime ainsi son compatriote Thiago Silva, alors que le prestigieux prix individuel ne sera pas décerné en 2020 en raison du Covid-19. « On lui donne tous les ballons car c’est lui qui va marquer, qui va créer des situations. On essaye de faire des choses pour lui sur le terrain parce qu’on sait qu’à chaque seconde, il peut nous faire gagner le match. »

Pour Thomas Tuchel, Neymar sera aussi l’élément déterminant de ce quart de finale : « Il aime la pression. Il aime les grands matches décisifs. Il est super fiable et je suis convaincu qu’il va être le gars clé pour nous. Il a les qualités et la mentalité pour cela. »

Bergame, surprise de la saison

Mais pour y arriver, l’attaque ne va pas suffire. Il va falloir aussi contenir l’intense pressing des Italiens de Bergame, ville martyr de la pandémie de Covid-19 en Europe et surprise de la saison en Serie A. Car l’Atalanta de Gian Piero Gasperini s’est imposée comme l’une des « machines à buts » les plus redoutées du continent, avec notamment 98 buts inscrits en Championnat d’Italie, qu’il a terminé à la troisième place.

Comme Paris, Bergame devra aussi se passer de deux cadres : le gardien Pierluigi Gollini et surtout l’attaquant Josip Ilicic, auteur de 20 buts cette saison, dont un mémorable quadruplé en huitième de finale retour à Valence.

Sans le joueur le plus talentueux de l’effectif, le club italien a cependant d’autres pièces maîtresses pour créer la surprise face à l’un des favoris du tournoi. Du créatif capitaine « Papu » Gomez au puissant avant-centre Duvan Zapata, sans oublier Ruslan Malinovskyi, Mario Pasalic et Luis Muriel, tous rêvent de briller aux yeux du monde entier pour rendre hommage aux 17 000 victimes du Covid-19 en Lombardie.

« On connaît l’attente qu’il y a autour de ce match, et toute la passion, l’amour que la province de Bergame porte à l’Atalanta. Cette année, il y a une motivation en plus, dictée par tout ce qui s’est passé, malheureusement. C’est quelque chose qu’on garde en nous. Mais aujourd’hui, tout se réduit à un match de foot », a ainsi résumé l’entraîneur italien Gian Piero Gasperini en conférence de presse.

En plus du soutien de toute une région, Bergame a aussi un autre atout de taille. « L’Atalanta a un grand avantage sur nous, c’est le rythme. Nous, nous n’avons pas assez de rythme, nous n’avons joué que deux finales de Coupes » en raison de l’arrêt anticipé de la Ligue 1, a admis l’entraîneur parisien, Thomas Tuchel.

Mais un atout à double tranchant, puisque le club italien arrive à Lisbonne après une fin de saison très dense et éprouvante, face à des Parisiens plus frais : « Nous nous sommes préparés dans les meilleures conditions. Nous sommes prêts avec de la sérénité, de l’enthousiasme et du courage. Nous allons mettre tout l’engagement qu’il faut », a aussi expliqué avec beaucoup de confiance en conférence de presse le défenseur Marquinhos. « Nous allons faire 90 minutes comme des guerriers pour aller en demi. »

En raison du caractère si particulier de cette saison, jamais les rêves des participants aux quarts n’ont été aussi vivants, notamment chez les plus « petits ». Fait rare, six des huit quart-de-finalistes n’ont jamais été sacrés dans la compétition.

La formule condensée du Final 8 offre un chemin très court vers la coupe : trois victoires pour la remporter, c’est une occasion unique à saisir, même s’il restera le débat autour de la valeur de ce trophée, au rabais pour certains. Sans spectateurs, et encadrées par un protocole sanitaire strict, les dernières rencontres de C1, jusqu’à la finale du 23 août, n’auront pas la saveur habituelle de la coupe européenne.

Avec France 24



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