Depuis plusieurs mois, les voix se lèvent pour dénoncer non seulement les arrestations arbitraires des membres de l’opposition au troisième mandat mais aussi de leur déportation à Soronkoni. Ce sont plusieurs certains d’opposants qui y ont séjourné ces derniers temps. A leurs sorties, ils font des témoignages glissants liés à des tortures ou autres maltraitances.
Il y a quelques jours le Front National pour la défense de la Constitution (FNDC) dénonçait la déportation de plus 200 de ses membres dans ce camp devenu destination des opposants arrêtés. Ces mêmes faits sont dénoncés aussi par d’autres activistes de la société civile.
Pour l’ancien ministre et président de l’UDD Bah Oury, ces arrestations constituent des dérives répressives très graves. Sur sa page Facebook, Bah Oury a estimé que plus de 40 personnes sont transférées dans ce camp. Et cela pourrait être dangereux pour la stabilité du pays
« Le camp militaire de Soronkoni est transformé en lieu de détention extra-judiciaire de détenus à caractère politique. Plus de 40 activistes politiques et de la société civile de Guinée- Forestière y sont transférés.
A force de jouer avec le feu, nous risquons de nous bruler
C’est une dérive répressive très grave. Avons-nous oublié le passé ? Cette attitude des autorités guinéennes est dangereuse pour la stabilité du pays. En effet, la région sud est encore marquée par les stigmates des guerres civiles du Libéria, de la Sierra Leone et de la Côte d’ivoire.
Les répressions répétitives suivies de massacres abominables rouvrent des blessures. A force de jouer avec le feu, nous risquons de nous brûler. Alors pendant qu’il est encore temps halte ! Les autorités morales et civiles autour du patriarche de Nzérékoré doivent continuer leurs efforts pour soustraire les populations des « incendiaires » et restaurer le vivre ensemble » a-t-il écrit.
Ces arrestations portent de graves atteintes aux libertés individuelles dans un pays démocratique
Bah Oury président de l’UDD









