Réchauffement climatique, la République de Guinée frappée de plein fouet !( Par Sayon Mara)

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La Guinée, à l’instar du reste de l’humanité, fait face à des variations de températures et de conditions météorologiques qui résultent principalement de l’activité humaine, notamment de l’utilisation des combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz qui produisent des gaz à effet de serre. Cette situation inquiète plus d’un observateur.
Dame nature est en colère. Elle est mécontente contre l’humanité, contre le guinéen. Elle ne veut plus se laisser marcher dessus sans réponse. Cela fait qu’elle exprime de plus en plus sa colère vis-à-vis de l’agression humaine dont elle ne cesse d’être victime à travers le monde, dans notre pays. Même les zones de climat doux d’habitude ne sont plus épargnées de sa colère en Guinée.
Plus dame nature se sent attaquée, plus elle réplique contre l’homme. L’ardeur du soleil et la chaleur insupportable auxquelles sont confrontés les guinéens actuellement, en sont les preuves illustratives. Il fait chaud partout, de jour comme de nuit, notamment à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur du pays. A titre illustratif, aujourd’hui lundi 29 avril 2024, il faisait 32°à l’ombre et 29° en pleine nuit dans la capitale guinéenne.
Dame nature devient de plus en plus infernale face aux agissements de l’homme sur elle en Guinée, ailleurs. Elle réplique au coup par coup.
Certes, la protection de l’environnement est une affaire de tous. Cependant, les autorités en charge notamment de la métrologie et de l’environnement doivent être en première ligne de la bataille. Évidemment, les autorités doivent se pencher sur cette question de dégradation de l’environnement. Les mots ne suffisent plus face aux maux dus à ce phénomène; il faut agir pendant qu’il est encore temps, car dans certaines parties de la Guinée actuellement, le désert avance à grandes enjambées; certaines espèces animales sont en voie d’extinction parce que leur environnement ne cesse de prendre des coups du fait du dérèglement climatique. La nature verdoyante qui faisait la beauté de notre patrimoine commun disparaît progressivement. Les crapauds géants du mont Nimba se plaignent au jour le jour; les récoltes ne produisent plus en Basse Guinée, en Haute Guinée et en Moyenne Guinée comme avant du fait de la rareté des pluies. Les fleuves Bafing et Konkouré se lamentent du manque aigu de pluie ; le Milo se meurt. Les chimpanzés de Ziama n’en peuvent plus ; la biosphère se dégrade à un rythme alarmant. Des rivières tarissent tous les jours. On ne respire plus l’air frais et doux comme respirait avant du fait de la pollution atmosphérique, donc de l’action de l’homme. La mer recule en raison particulièrement des immondices.
Dans un temps récent, certaines villes du pays comme Conakry et autres auraient déjà enregistré leurs premières pluies en cette fin du mois d’avril. Malheureusement, on attend encore. Mais, que faut-il aujourd’hui pour apaiser la colère de dame nature en Guinée ?
Pour apaiser la colère de dame nature qui devient de plus en plus fâcheuse en Guinée, il faut notamment :

  1. réhabiliter la loi de Fria. Chaque guinéen qui voudra se marier ou qui voudra faire le baptême de son enfant, doit planter un arbre.
  2. renforcer et équiper les gardes forestiers pour lutter efficacement contre les agressions fantaisistes et intolérables contre dame nature. Cela leur permettra de patrouiller dans la forêt et d’autres endroits dans la nature pour mettre hors d’état de nuire les agresseurs de l’environnement et de la nature. Outre le renforcement de capacité des gardes forestiers et leur équipement, il faut en recruter suffisamment, car leur effectif n’est pas du tout en faveur de la protection de l’environnement guinéen.
    En d’autres termes, pour protéger la nature et l’environnement en Guinée, il faut entre autres :
  3. encourager les populations à une attitude responsable vis-à-vis de dame nature ;
  4. inspirer et accompagner toutes les générations à construire une société durable ;
  5. proposer des pratiques respectueuses des écosystèmes ;
  6. interpeler les acteurs sociopolitiques sur le risque que notre pays court du fait de ce phénomène.
    Bref, plus dame nature se porte bien, plus notre pays se porte mieux.
    Sayon MARA, Juriste


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