HAC/ Médias: Le Syndicat dépose un courrier de recours en faveur du journaliste Latif

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Suspendu par la Haute autorité de la Communication (Hac )
Abdoul Latif Diallo , journaliste au site d’informations dépêcheguinee était accompagné par le secrétaire général du syndicat de la presse privée et certains collaborateurs pour déposer un courrier de recours à la Haute Autorité de la Communication. Objectif tenter d’obtenir une levée de sanction. Pour Sékou Jamal Pendessa, la décision de l’organe de régulation des médias n’est pas fondée:《Nous étions à la HAC ce matin pour déposer un recours gracieux pour contester la décision prise contre Abdoul latif et son site dépêcheguinee suspendus pour un mois. Après analyse de la sanction (de la Hac), une commission restreinte à travailler dessus. Il se trouve qu’il y’a beaucoup de manquements. Nous avons trouvé des vices de fond et des Vices de forme. Sur la forme, il se trouve que la HAC a pris une décision sans aller au bout de la procédure. Elle s’est limitée à écouter les 2 parties alors qu’elles devraient les inviter également à une confrontation pour respecter le principe du contradictoire. Sans cette confrontation on ne peut pas retrouver la vérité. C’est ce qui n’a pas été fait. Donc Latif a été privé d’un droit à la défense régulière et complète. Nous avons vu aussi que la HAC a cité le code de bonne conduite dans sa décision. Et vous savez, en consultant la loi LO2 , quand vous consultez les articles 40 et puis 53, et l’article 52 de la loi L010 relative à la Hac, le législateur a clairement dit que la HAC ne peut pas sanctionner s’il ne s’agit pas du non respect des dispositions de la loi. Et le code de bonne conduite du journaliste guinéen n’est pas une loi, c’est un texte qu’on a élaboré entre nous journalistes explique t-il.

Plus loin il rajoute: 《 Même le SPPG avait un représentant là bas pour élaborer ce document. Donc là aussi c’est un autre manquement sur le plan de la forme. En regardant le fond du dossier, vous vous rendez compte que la HAC a pris une décision totalement disproportionnée puisqu’elle a prononcé une suspension alors qu’en matière de diffamation en République de Guinée, la suspension est exclue. Ce sont des amandes qu’on peut prononcer si on est devant la justice et si c’est au niveau de la hac on ne peut se limiter qu’à un avertissement ou blâme. La hac n’a pas donné de suite parce qu’elle n’a pas encore examiné le courrier. On attend comme elle a une plénière demain certainement elle va statuer sur le sujet et se sont des recours sur lesquelles il faut agir vite parce que la décision produit ses effets et sur le journaliste et sur le site privant ainsi beaucoup d’autres journalistes qui travaillent sur ce site de travail même si ce n’est pas eux qui ont écrit les articles》.

Si la Hac ne fait rien, le secrétaire général du SPPG Sékou Jamal Pendessa affirme qu’ils feront un recours à la cour suprême pour excès de pouvoir.

MH Diallo



Toronto, Ontario, Canada