Procès des événements du 28 Septembre : Mamadou Aliou Keita donne sa version des faits

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Ce lundi 21 Novembre, au tribunal criminel de première instance de Dixinn délocalisé à la cour d’appel de Conakry comparait le Margis Mamadou Aliou Keita, gendarme à l’escadron mobile Numéro 1 au moment des faits. Il donne sa version des faits sur les charges qui pèsent sur lui. A l’entame, l’accusé récuse les charges de viol.
《Je n’ai jamais fais de viol. Je n’ai jamais violé quelqu’un. Monsieur le président je ne peux que vous expliquez 3 grandes lignes. La première c’est le départ de l’escadron numéro 1 à 08h 30, à l’arrivée à 10h . Départ a 10h30 pour le haut commandement, du haut commandement retour à l’escadron mobile numéro 1 et le dernier paragraphe, c’est le départ de l’escadron mobile numéro 1 et arrivé chez moi vers les 17h jusqu’au surlendemain matin où je me suis rendu dans le domicile de celle qui a dit qu’elle est violée par moi. Qui est Aissatou Bah et non Aissatou Barry》.
L’accusé a expliqué son itinéraire le jour du 28 Septembre
Ce jour, l’escadron était parti pour le maintien d’ordre. Nous sommes arrivés à Gamal, à la grande porte. On a pas pu passer. Nous sommes revenus. Le quartier qui est en face, les jeunes qui étaient là, ils sont sortis réceptionnés l’escadron avec jet de pierre. Il ya même eu le pare-brise du véhicule qui était endommagé voir même le véhicule ou on était. Mon ami Tamba que je mentionne ici était blessé, le banc où on était assis c’est gâté . Le chef a donné l’ordre de se retourner, on a fait marche arrière jusqu’au niveau de camp Camayenne. Poursuivant sa narration, il rajoute:
《Au camp camayenne, le chef a donné l’ordre de se retourner, aller changer le banc. Avec le commandant de peloton, on est venu changer de banc. On s’est retourné, on a trouvé que les 2 pick-up garés au niveau du goudron. C’est ainsi que nous sommes arrivés avec le commandant de peloton. La jupe ou j’étais embarqué est venue stationner en face de la station total. J’étais dedans ce jour parce qu’ici il faut dire la vérité, rien que ça. J’étais le seul qui disposait ce jour le FLG, Seul dans l’escadron. C’était le seul FLG qui était là fusil lance grenadier seul. J’étais arrêté au beau milieu comme ça en faisant face à la foule qui venait vers Hamdallaye. Ça c’était 10h. Entre 10h et 10h 30, les jets de pierre ont commencé. Ils ont lancé. C’est moi même qui ai dit au président que les jets de pierre ont commencé. Les amis étaient là regroupés sous la plaque parce que c’est la première expérience de maintien d’ordre parce que nous étions nouvellement sortis de l’école. Tout le monde était regroupé, y avait pas de dispositif. Dans ça quand il y a eu beaucoup de jets de pierre, l’ordre est venu de lancer un gaz. Ce seul gaz que le commandant a donné que j’ai lancé, le Flg s’est calé. En progressant vers la foule, le flg s’est calé. Ça n’a plus fonctionné. Et le commandant même a crié sur moi. Je te dis de lancer, j’ai dit mon commandant c’est calé. Il a dit si tu sais pas tirer descends. J’ai dit c’est calé. Nous nous sommes retournés jusqu’à notre position initiale.il est descendu dans la cabine, il est venu récupérer lui-même le flg, il a regardé ça ne fonctionne plus. Il a dit restons ici et que personne ne descende, celui qui descends surtout toi le tireur flg si un gaz se perds dans la caisse, tu seras responsable
》.
Cet accusé est le 7ème à comparaitre devant le tribunal après Colonel Moussa Thiégboro Camara , Marcel Guilavogui,Aboubacar Toumba Diakité
Cécé Raphaël Haba, Ibrahima kalonzo Camara, et Colonel Abdoulaye Chérif Diaby.



Journaliste, Correspondante à Conakry


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