« Ma mort ne sera pas une trêve…je n’étais qu’un jeune homme » Hommage de Sekou Koudouno aux victimes des manifestations

1851

Je descends dans la rue,

Pas pour perde ma vie,

Je le fais à main nue,

Mais eux m’ont pris la vie.

Je n’étais qu’un jeune homme,

À la fleur de l’âge je luttais pour l’alternance démocratique civile et apaisée,

Mais dans cette vie où nous sommes,

Lutter rime au dérangement.

Et voilà qu’une balle brise mon rêve,

Un policier /Gendarme sans rancune me tue d’une balle dans la tête,

Ma mort ne sera pas une trêve,

Car notre lutte se poursuivra jusqu’à la victoire finale.

Je me battais pour la consolidation des acquis démocratiques chèrement acquis par le peuple,

Et voilà mon sang nettoie ma ville,

Quand est ce que mon peuple connaîtra la liberté, la démocratie,

Je m’en vais tôt et je regrette de n’avoir qu’une seule vie à donner  pour mon pays.

Mes camarades et compagnons de lutte,

Je vous quitte sans partir,

Dès au ciel je vous regarderais combattre,

Aux centaines de martyrs que je rejoins,

Je passerais vos bonjours tous assassinés par l’obsession et la démence d’un pouvoir à vie…

Eh j’avais même oublié, écouter bien,

Ne trahissez jamais et jamais la mémoire des vaillants et dignes fils de ce pays tombés en servant notre idéal commun.

 » Un gagnant est un rêveur, qui n’a jamais abandonné  » N.M

SEKOU KOUNDOUNO responsable des stratégies et planification du FNDC



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