Dix ans de gestion du professeur Alpha Condé, dix ans de progrès : le défi énergétique relevé.

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Le professeur Alpha Condé fait partie des rares dirigeants, s’il n’est pas le seul, qui sont arrivés au pouvoir dans des circonstances peu enviables.

Une capitale plongée dans le noir et incapable d’accueillir, faute de places suffisantes dans les réceptifs hôteliers, les différentes délégations venues assister à la cérémonie de prestation de serment du premier Président démocratiquement élu au suffrage universel direct de toute l’histoire de la Guinée.

A 52 ans révolus, le premier pays d’Afrique noire francophone à accéder à son indépendance n’arrive pas à avoir une capacité de production d’électricité suffisante pour, ne serait-ce que, donner du courant à la capitale. A la faiblesse des capacités de production vient s’ajouter la défaillance des réseaux de transport et de distribution.

Ces derniers n’arrivent pas à acheminer la faible quantité d’énergie produite dans les différents sites de production. Un petit retour arrière s’impose pour donner une idée précise de la situation. Juillet 2009, le capitaine Moussa Dadis Camara, chef du CNDD, Président de la République, est inquiet face à la lenteur des résultats de la  campagne « eau et électricité pour tous » qu’il a lancée quelques mois plus tôt. Il convoque les responsables concernés pour qu’ils s’expliquent sur la situation électrique on ne peut plus électrique, tellement c’était tendu. Le Ministre Boubacar Barry et l’ancien premier Ministre Kabiné Komara dressent l’état des lieux suivant :   

«La centrale de Tombo III ne fonctionne plus qu’avec deux turbines sur quatre, produisant ainsi 18 MW au lieu de 36.

Quant à Tombo V, un générateur sur trois est en marche, soit 12 MW au lieu de 36.  La génération hydroélectrique ne délivre que 55 MW au lieu des 125 installés. Sur 80 MW produits, seuls 60 sont effectivement délivrés aux Guinéens, alors que les besoins du pays sont estimés à 200 MW ». Après plus de 52 ans d’indépendance le pays ne pouvait pas produire 200 MW !

Une petite parenthèse avant de continuer. Le barrage hydroélectrique de Kaleta, réalisé au début de la gouvernance du professeur Alpha Condé, produit 240 MW. Le tableau dressé par les Ministres avait fait de la Guinée, pourtant château d’eau d’Afrique de l’ouest,  la risée des pays de la sous-région. Les coupures de courant à Bamako donnaient lieu à des manifestations avec pour slogan « Bamako ce n’est pas Conakry ».

Tout est à refaire. De la production à la commercialisation en passant par le transport et la distribution.

Bilan

Un investissement massif, sous la gouvernance du professeur Alpha Condé, a permis la réalisation de mégaprojets couvrant les trois composantes : production, transport et distribution. 

Production

Le mix énergétique, thermique, hydroélectrique et solaire est en marche. Par un savant dosage de ces trois sources d’énergie, le professeur Alpha Condé a permis à la Guinée d’avoir environ 1 000 MW, avec la mise en service prochaine de Souapiti, de capacité de production additionnelle. La production énergétique annuelle a été multipliée par 27,5 passant de 700 Gwh à 19 300 Gwh.

Et ce n’est pas tout.

 Les barrages hydroélectriques d’Amaria, de Koukoutamba, de Tiopo, de Sambagalou, de Fomi et les projets solaires, notamment celui porté par la compagnie énergétique indienne Avaada Power d’une capacité totale de 225 MW, permettront à la Guinée de devenir exportatrice d’énergie.

Transport et distribution.

Plus de 1 230 km de réseaux de transport et de distribution ont été réhabilités. Chacune des 33 préfectures de la Guinée a désormais son réseau interne de transport et de distribution.  D’importants travaux ont été réalisés depuis 2012 pour rendre cela possible. Pour relier les différents réseaux locaux de transport et de distribution d’importants travaux d’interconnexion ont été engagés.

Linsan – Fomi

Cette ligne de 225 kv, longue d’environ 400 km, partira de Linsan et traversera les villes de Kouroussa et Dabola avant de rallier Fomi.

N’Zérékoré – Sanankoroba

Longue de 714 km, d’une capacité de 230 MW,  elle reliera les villes de N’Zérékoré et Sanankoroba (République du Mali) en traversant les localités de Beyla, Kérouané, Kankan, Fomi et Siguiri.

De l’électricité partout et pour tous

Les travaux réalisés ont permis ces résultats spectaculaires. Le nombre de pannes sur le réseau électrique a baissé de façon drastique en passant de plus de 40 pannes par mois à une panne par mois. Une réduction de 80 % des heures de délestage et une accélération de l’électrification depuis 2010.

Contrairement au régime précédent, celui des leaders de l’opposition actuelle, les efforts ne sont plus concentrés uniquement sur la ville de Conakry. Au moins 36 localités et  42 sites ruraux bénéficient d’une desserte en courant électrique. L’Afrique a davantage intérêt à garder ses bons dirigeants, en renouvelant la confiance autant de fois que nécessaire, que de les remplacer tous les deux mandats, via la rotation des élites.

Abdoulaye KABA

Secrétaire à la Presse et à l’Information, Coordination Europe du RPG AEC.



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