Foot: le PSG retrouve les demi-finales de la Ligue des champions après 25 ans grâce à Choupo-Moting

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Choupo-Moting envoie le PSG en demi-finales de la Ligue des champions après une incroyable fin de match face à l’Atalanta. 90e et 93e minutes : mené 0-1 pendant très longtemps, avec de très nombreuses occasions et même un Navas blessé, le PSG a réussi à renverser l’Atalanta dans les dernières minutes grâce à Marquinhos et Choupo-Moting pour la qualification. Fou ! Paris jouera sa place en finale mardi prochain.

La leçon : Le miracle de Lisbonne

Ou quand le football rend complètement dingue. Ou quand le football se montre cruel avec une Atalanta qui s’est cru en demi-finales pour la première fois de son histoire jusqu’à la 90e minute. Avant de complètement craquer. Pour se faire renverser dans les arrêts de jeu par le remplaçant du remplaçant. Car celui qui a envoyé le PSG version QSI dans le dernier carré de la Ligue des champions pour la première fois se nomme Choupo-Moting. En fin de contrat le 30 juin dernier, il était parfaitement placé dans la surface pour transformer l’offrande de Mbappé. Nous sommes à la 93e minute. Trois minutes plus tôt, alors que le désespoir semblait avoir envahi les rangs des ouailles de Tuchel, Choupo-Moting, déjà lui, entré à la 79e minute à la place d’un Icardi inexistant, envoyait un ballon parfait sur la gauche vers Neymar qui servait ensuite Marquinhos (1-1, 90e). Alors qu’elle avait résisté jusque-là, l’Atalanta finissait par craquer, si ce n’est exploser en vol. Exténuée dans une fin de saison éprouvante, la Dea s’est accrochée, à la limite du raisonnable (6 cartons jaunes), avec ses armes. Mais ce n’était pas suffisant.

Neymar a été récompensé d’une débauche d’énergie folle.

La consécration et un nouveau déblocage psychologique pour le PSG et une récompense ultime pour un incroyable Neymar dont la récupération va être primordiale avant la demi-finale de mardi prochain face à Leipzig ou l’Atlético. Le Brésilien a montré une débauche d’énergie folle mais a mis énormément de temps à être récompensé. Tout commençait dès la 3e minute, après une action qui aurait pu, déjà, changer la face de la rencontre. Profitant d’un trou béant dans la défense de Bergame, Neymar s’en allait défier Sportiello dans un un contre un où il se montre très souvent clinique. Sauf que le Brésilien se manquait inexplicablement (3e). S’enchaînait une nouvelle opportunité (centre complètement manqué, 19e), une autre grosse occasion non cadrée (42e). Dans une première période où c’était Neymar contre tous. L’ancien de Santos était à l’origine de tout. Beaucoup trop seul, Neymar donnait tout mais manquait clairement de sang-froid dans la finition. Il perdait petit à petit en lucidité et son deuxième acte était moins abouti. Sauf que l’ancien Barcelonais ne lâchait rien, d’où sa passe décisive du 1-1.

Un milieu inexistant, Icardi et Sarabia à côté de la plaque, une réaction qui tardait à venir en seconde période après l’ouverture du score clinique de Pasalic, suite à un mauvais dégagement de Navas et un contre favorable de Zapata sur Kimpembe (1-0, 26e), Paris avait besoin de Mbappé, qui, blessé, ne pouvait tenir que trente minutes. Le champion du monde entrait et sa vitesse perturbait déjà une arrière-garde qui avait montré combien elle pouvait être très friable dans son dos. Sauf que Mbappé aussi connaissait du déchet dans la finition (duel raté après un caviar de Paredes, 74e ; autre duel perdu après un retour dingue de Palomino, 80e). Comme si cela ne pouvait pas aller, Navas devait céder sa place sur blessure à dix minutes du terme ! Jusqu’à cette fin de match de folie. Paris, sans Verratti ni Di Maria, est en demi-finales de C1. Une vraie bonne nouvelle, bien sûr, mais ceci n’est que le début. Paris a beaucoup de travail pour se remettre à l’endroit collectivement. Mais on est en droit de penser qu’une telle soirée ne peut les pousser à aller encore plus loin… Pour un 50e anniversaire inoubliable.

Le gagnant : Choupo-Moting dans l’histoire du PSG

Moqué comme jamais depuis son arrivée. Sur le départ à la fin de ce Final 8, le Camerounais est entré dans la légende, n’ayons pas peur des mots, du club parisien. En onze minutes, il en a fait énormément plus qu’Icardi. Son avant-dernière passe, puis sa lucidité pour finir le 2-1, sans oublier une première tête dangereuse (86e). L’histoire est dingue pour l’ancien de Stoke City. Nul doute que tout le monde saura s’en souvenir en cas de bonne nouvelle le 23 août prochain.

Le perdant : Bergame, un plan qui a vite montré ses limites

Ce n’était pas une anomalie, ce serait manquer de respect à l’Atalanta. Mais que le PSG reste bloqué à 0 but pendant 89 minutes était quasiment un miracle. La Dea a rapidement été dépassée en un contre un. Il fallait voir les gestes désespérés des hommes de Gasperini pour retarder les attaques et contre-attaques parisiennes. Physiquement, De Roon et les siens n’ont pas pu lutter. Et on ose imaginer le bilan si jamais des Verratti et Di Maria avaient été sur le terrain. Au point dans les airs, plutôt inspirée au milieu en première période, l’Atalanta a trop vite montré ses limites, notamment en défense. C’est la fin d’un superbe parcours pour une première participation.

Avec France Foot



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