Kankan: À la rencontre des citoyens de la sous- préfecture de Koumba où mariages précoces et excisions se cotoient

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La sous-préfecture de Koumba est située à 35 km de la commune urbaine de Kankan, mais elle reste confrontée à d’énormes difficultés notamment, des violences basées sur le genre, y compris les mutilations génitales féminines et les mariages précoces.

Par ailleurs, les problèmes sanitaires sont graves, le poste de santé de cette localité manque du matériel et de personnel qualifié. 

Face à situation, nombreux citoyens de cette circonscription préfèrent se diriger pour leur traitement la  préfecture Kankan.

«Dans notre centre de santé ici, nous somme en manque, de plusieurs matériels de travail, surtout quand il y’a des femmes enceintes qui viennent pour le traitement dès fois nous sommes obligés à les amener à Kankan, pour la poursuite de leur prise en charge sanitaire. Le gouvernement doit faire face à ce village maintenant, les districts qui nous entourent aussi vivent le même calvaire.» A-t-elle dit une infirmière de ce poste de santé.

Cependant, l’activité principale de de cette localité est l’agriculture accompagnée par une méthode archaïque.

Fanta Condé est la porte parole de groupement de Koumba.
« Nous notre groupement s’est basé sur l’agriculture  qui est, de désherber des plantes dans les champs.
D’ailleurs dans ce groupement on se déplace pour aller dans les villages environs afin de gagner quelque sommes pour la caisse de notre association »  A-t-elle dit.

De même, le mariage précoce et l’excision sont monnaie courante ou généralement ce des jeunes filles qui sont victimes.

Maimouna Camara, témoigne en ces termes.

« Ici le mariage précoce est de taille, chaque jour que Dieu fait, on peut enregistrer le cas de ce genre de mariage. Le problème est lié du fait que la plupart de nos parent sont analphabètes et la pauvreté gangrène dans notre communauté ici, donc en bref le mariage précoce s’augmente de nos jours dans ce village. » A-t-elle noté.

La déscolarisation des jeunes filles de cette localité, présente une image pitoyable et piteuse, malgré l’appui technique et financier de l’État et ses partenaires, ces jeunes filles n’arrivent pas à s’en sortir pour une meilleure éducation, notamment les échecs dans les différents examens sont à la basse de la déscolarisation de nombreuses filles de cette circonscription.

Amara Camara est Enseignant de l’école primaire de la dite localité.
« laissez moi vous dire que, la déscolarisation des jeunes filles est grande ici, regarde ces nombreuses filles qui sont dans ce village s’intéressent même pas l’école et les parents ne pensent pas à encadrer ces jeunes pour leur accompagner dans leurs processus éducatifs  » A-t-il expliqué.

Enfin il faut rappeler que, les femmes de cette sous-préfecture, sont confrontées a d’énormes difficultés liées au ravitaillement de l’eau potable.

Facely Sanoh pour Guinée Nondi



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