Me Salifou Béavogui sur l’arrestation des journalistes : « je suis vraiment surpris »

869

Dans la matinée de ce lundi 16 octobre 2023, 13 journalistes y compris le secrétaire général des syndicats de la presse de Guinée (SPPG), Sékou Jamal Pendessa ont été arrêtés et déférés au tribunal de première instance de Kaloum.

Après plus de trois heures d’attente sans aucune décision de la part du tribunal, Me Salifou Béavogui a décrypté un peu l’évolution de la situation. « Je suis vraiment surpris, parce que à travers les combats que nous avons menés dans ce pays contre l’injustice et l’arbitraire, nous avions pensé que après le 5 septembre les choses allaient véritablement changé en terme de liberté et de droit ».

Plus loin, il revient sur les circonstances dans lesquelles, ces treize journalistes ont été arrêtés. « Ce matin aux environs de 9h20, la police est intervenue sur les lieux où un groupe de journalistes était regroupé en vue d’une marche, naturellement pour demander la levée de la restriction de l’interdiction que le site guineematin en train de traverser depuis un certain temps.

Ce groupe de journalistes, on peut les catégoriser en deux groupes : il y a un premier groupe qui était venu marcher, composé de trois personnes, et il y a un second groupe qui était là pour couvrir. C’est pour cela que je vais dire, il y a des journalistes aujourd’hui en Guinée qui ont été arrêtés dans l’exercice de leur fonction. Même quand vous les voyez où ils sont, ils portent la tenue de la presse. Donc, c’étaient des journalistes qui étaient venus pour couvrir un évènement. Un journaliste qui était venu pour couvrir un évènement avec trois autres personnes qui sont les représentants des syndicats ont été arrêtés dans une brutalité extraordinaire », précise-t-il.

Selon lui, après leur interrogatoire au niveau de la police, « depuis 10h45, ils ont été déférés au parquet et nous sommes arrivés. Depuis 10h45 jusqu’au maintenant là, il en train de voir dans quel sens il faut prendre le dossier, consultation, réunions, sortir, rentrée, et pendant ce temps nous attendons ».
Il a aussi souligné que ces journalistes n’ont commis aucune infraction.
Aboubacar M’mah Camara



Toronto, Ontario, Canada