Ce jeudi, à l’appel des femmes du FNDC, plusieurs femmes ont marqué leur présence à cette manifestation. Si au départ de la mobilisation, elles étaient peu nombreuses, le nombre a augmenté avant le début de la marche. Pour Ce troisième acte des femmes du FNDC, l’itinéraire par du Rond-point Hamdallaye en passant par Belle vue pour aboutir à l’esplanade du stade du 28 septembre.

Pour l’honorable Aissata Daffé, cette démarche vise à attirer l’attention des dirigeants sur les tueries.
《Nous lançons un cri de cœur afin que les tueries cessent. On ne peut parler de paix tant qu’il y’a l’injustice. L’injustice entraîne les problèmes dans un pays. Nous sommes là pour que cela cesse dans le pays》
Présente parmi les marcheurs, Hadja Halimatou Dalein Diallo a pour sa part souligné son indignation face à ces « assassinats ». L’épouse du chef de fil de l’opposition dit que les femmes sont fatiguées des tueries

« Mes chères sœurs, femmes de Guinée, nous sommes là aujourd’hui encore parce que nous sommes fatiguées, nous sommes endeuillées. On est fatigué de voir nos enfants partir comme ça à moins de 20 ans. Qu’est-ce qu’ils veulent dans ce pays ? Ce pays est grave. Ils n’entendent pas, ils ne voient pas. Mais nous marcherons jusqu’à ce que justice soit faite》. Poursuivant elle rajoute
《Il faut que tout le monde se lève pour ne pas qu’on continues de nous tuer comme des chiens. Femmes de Guinée, vous avez votre voix à porter. Unissons-nous, marchons, et marchons Amoulanfé!
On n’a rien, on souffre, il n’y a pas d’eau, il n’y a pas d’électricité, pourquoi nous assassiner comme ça ? Nous sommes révoltées, et vous saurez que nous sommes révoltées. Trop c’est trop ! »
Cette 3ème manifestation a pris fin par les discours tenus dans nos différentes langues nationales.









