Lancée le 14 octobre, la deuxième édition du Forum international des Secrétariats généraux de gouvernement a pris fin ce vendredi 16 octobre 2026 à Conakry. Placée sous le thème « L’intelligence artificielle au service de la performance gouvernementale », cette rencontre de haut niveau a réuni des délégations de 14 pays d’Afrique et d’Europe autour des enjeux de modernisation de l’administration publique, avec en toile de fond le programme national Simandou 2040.
Pendant trois jours, responsables gouvernementaux, experts et représentants des administrations publiques ont échangé sur les opportunités offertes par l’intelligence artificielle (IA), mais aussi sur les conditions nécessaires à son utilisation responsable dans la conduite de l’action publique.
La cérémonie de clôture s’est tenue sous la haute présidence du Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, et sous l’égide du Premier ministre, Amadou Oury Bah, chef du gouvernement. Au total, plus d’une cinquantaine de membres de délégations ont pris part aux travaux, avec un objectif commun : renforcer la coopération entre les Secrétariats généraux de gouvernement et consolider leur réseau international.
Au terme des échanges, un constat s’est imposé : l’intelligence artificielle peut contribuer à améliorer le fonctionnement des administrations publiques, à condition de rester sous contrôle humain et de s’appuyer sur des données fiables, sécurisées et adaptées aux réalités de chaque pays.
Pour les participants, cette technologie représente une opportunité d’accélérer le traitement des dossiers, de faciliter l’accès aux archives administratives, de détecter d’éventuelles incohérences dans les textes juridiques et de mieux suivre l’exécution des décisions gouvernementales.
Toutefois, son intégration ne saurait se faire sans garanties. La protection des données, la transparence, la traçabilité des opérations et la responsabilité des décideurs doivent demeurer au cœur de toute démarche de transformation numérique.
Cette approche a notamment été défendue par le ministre secrétaire général du gouvernement, Tamba Benoît Kamano, qui a rappelé le rôle stratégique des institutions qu’il représente.
« Chacun de nous prépare le Conseil des ministres, veille à la qualité des textes, conserve la mémoire des décisions et suit l’exécution », a-t-il souligné, insistant sur la responsabilité des Secrétariats généraux dans la continuité de l’État.
Selon lui, l’IA peut renforcer cette mission en permettant de retrouver rapidement des documents d’archives, de repérer des contradictions dans les projets de textes et de suivre plus efficacement l’application des décisions publiques.
La deuxième journée du forum a été consacrée à la transformation des réflexions en propositions concrètes. Les participants ont notamment abordé les questions de transparence administrative, d’accès à l’information publique et de participation citoyenne dans le cadre du partenariat pour un gouvernement ouvert.
Huit ateliers thématiques ont également permis d’approfondir plusieurs chantiers prioritaires : l’organisation et la gouvernance du réseau international, l’élaboration d’une déclaration sur l’intelligence artificielle responsable et éthique, l’amélioration de la qualité du droit ainsi que la modernisation des sites internet des Secrétariats généraux et des journaux officiels.
Les discussions ont mis en évidence la nécessité de professionnaliser davantage les acteurs du processus normatif, de renforcer les mécanismes de suivi de l’application des textes et de favoriser l’interopérabilité des plateformes numériques.
Les participants ont aussi insisté sur l’importance de rendre les textes officiels plus accessibles, tout en garantissant leur authenticité et la sécurité juridique.
La dernière journée a été consacrée à la consolidation institutionnelle des acquis du forum et à la formalisation des engagements communs. Les travaux ont notamment porté sur les statuts du Réseau international des Secrétariats généraux de gouvernement, sa feuille de route pour la période 2027-2029 et les mécanismes destinés à assurer son fonctionnement.
Une matrice des responsabilités humaines et des cas d’usage prioritaires de l’intelligence artificielle a également été préparée afin de contribuer à un encadrement adapté de cette technologie dans les administrations publiques.
Deux déclarations figurent parmi les principaux instruments issus des travaux : l’une consacrée à l’institutionnalisation du réseau et l’autre à l’utilisation responsable et éthique de l’intelligence artificielle. Leur statut définitif d’adoption et de signature devait être précisé à l’issue de la rencontre.
Les recommandations générales portent notamment sur la formation des agents publics, la gouvernance des données, la souveraineté numérique, le partage d’expertise entre États et la mise en place d’indica
Aboubacar Pastoria Camara









