Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes: L’activiste Aminata Pilimini exhorte les victimes à oser dénoncer

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L’humanité célèbre ce 25 Novembŕe la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard de la femme. C’est Le 17 décembre 1999, que l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies a proclamé le 25 novembre, la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes. En Guinée, elle est une des figures de la défense de la cause de la femme, Aminata Pilimini Diallo journaliste, fondatrice du site d’information actu-elles.info se bat sans relâche pour que cesse les violences faites aux femmes.

Pour cette jeune dame aucune femme ne mérite de souffrir 《Toutes violences faites aux femmes méritent d’être condamnées. De l’excision à la violence conjugale, de l’interdiction de l’autonomisation financière, de l’abscence de représentativité dans les instances prises de décisions, de l’inégalité salariale en passant par le harcèlement et toute autre forme de violence doit être condamnée et est condamnable. Les femmes méritent de jouir de leurs droits. Nous méritons d’aller à l’école, de travailler, d’être parmis les décideurs, nous méritons de choisir l’homme qu’on veut. Nous méritons de choisir la tenue qu’on veut, de sortir de notre maison sans être harcelées ou menacées 》.

Poursuivant elle rajoute:《Pour les femmes qui vivent dans le silence, qui souffrent et qui sont victimes de violences je voudrais qu’elles prennent leur destin en main, qu’elles osent dénoncer. Je sais qu’il y’a beaucoup de facteurs qui les empêchent de parler. Certaines le font parcequ’elles pensent qu’elles ne peuvent pas avoir d’aides, d’autres le font parcequ’elles pensent que c’est normal, elles pensent que la femme est synonyme de souffrance, certaines par contre le font parcequ’elles ont peur d’être répudiées et n’auront plus où vivre et comment vivre.
Je les demandes d’avoir plus de courage en dénonçant leurs bourreaux car elles ne méritent pas de souffrir, ni d’être violentées ou violées》.

Pour Aminata Pilimini une justice pour les victimes est bien possible:《A celles qui souffrent je les exhorte à dénoncer. Aujourd’hui il y’a des ONGs, des journalistes, des webfeministes, des activistes des droits humains, des avocats qui mènent la lutte et qui peuvent les aider. Je vous assure que nous n’avons pas foi à la justice guinéenne mais nous, toutes les femmes qu’on a eu à épauler, ont été rétablies dans leur droit. Si pour certaines on a eu recours à la justice, d’autres c’est au sein de la famille que les solutions ont été trouvées. Et selon elles tout va bien.

N’ayez pas peur tout ira bien si vous dénoncer et si vous optez pour le silence vous allez davantage souffrir car c’est pas le silence la solution》. La webfeministe pense que pour que la lutte soit bien menée il faudrait que les lois soient appliquées et les moyens disponibles 《Aux autorités guinéennes je demande l’application de la loi car elles existent. Pour chaque violence faites aux femmes il y’a des lois qui existent, des lois qui les reprimandent. Des lois sont écrites et donc il faut juste les appliquer et ça va marcher. L’état doit aussi mettre les moyens à la disposition de la police, de la gendarmerie, des ONGs et de toutes les personnes qui sont impliquées dans la lutte contre les violences faites aux femmes pour un combat utile et réussi.
Aux ONGs et associations de défenses des femmes je les encourage à continuer la lutte et j’espère qu’elles auront les moyens financiers et techniques pour aller jusqu’au bout, pour être des jusqu’au-boutistes comme le disent certains. Je les encourage et je les invite à opter aussi pour les sensibilisations. Tout le monde doit être sensibiliser. Les policiers, les gendarmes, les familles, les coupables, les victimes personne ne doit être mise à l’écart pour que cesse les violences faites aux femmes》.

A l’occasion de cette célébration Aminata Pilimini souhaite une vie heureuse pour toutes les femmes.
Mes souhaits pour toutes les femmes c’est de vivre heureuse, de jouir de leurs droits et de vivre sans aucune violence. Je souhaite qu’aucune femme ne soit violentée. Je souhaite qu’elles soient épanouies et surtout autonomes.



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Journaliste, Correspondante à Conakry


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