Processus électoral lancé par la CENI : les commissaires de l’opposition claquent la porte

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Après la sortie du vice-président Bano Sow qui avait dénoncé des irrégularités liées au processus d’enrôlement et le retrait du représentant de l’UFR docteur Makanera, les 5 autres représentants de l’opposition ont emboîté leurs pas et ont tous claqué la porte. Ils se sont retirés du processus d’enrôlement lancé par la CENI il y a quelques jours et qui a pris fin le 16 Décembre dernier à Minuit.

Ces 7 commissaires ont dans une lettre adressée au président de la CENI attiré l’attention de la commission sur les irrégularités constatées lors des révisions. Ils espèrent que leur revendication aura gain de cause. « Monsieur le président, suite aux différents dysfonctionnements constatés dans le cadre de l’opération de révision des listes, pour des raisons de crédibilité, pour préserver la paix et la quiétude en Guinée, nous venons par la présente attirer votre attention sur les points présents dans la déclaration attachée à lettre. Dans l’espoir d’une prise en compte de nos recommandations, nous vous souhaitons une bonne réception. » Ont-ils déclaré.

La déclaration attachée à cette lettre indique que les commissaires n’ont pas eu accès aux statistiques permettant d’analyser et d’évaluer. Cela en dépit de l’effort fourni par Safa Tounkara adjoint du chef de département fichier et président du comité de pilotage. Ils sont aujourd’hui dans l’incapacité d’établir le nombre d’électeurs enrôlés, et le nombre de mise à jour. Pourtant, ces statistiques devraient être remontées à la cellule de veille au fur et à mesure que le processus se poursuit. Ils pointent du doigt l’attitude des deux entreprises (ETI BULL et INNOVATRICS) chargées de faire ce boulot, et qui confisqueraient les données comme si se sont-elles qui organisent les élections et qui décident à la place des commissaires de la CENI.

Cette nouvelle crise au sein de l’organe de gestion des élections en Guinée risque de coûter très cher à la jeune démocratie guinéenne, en ce sens que cela peut jouer sur le calendrier électoral déjà confronté à un premier glissement. Et l’on tend délibérément vers un autre glissement du calendrier électoral (élections présidentielles)



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